Quels paramètres suivre réellement
Mesurer quinze paramètres ne sert à rien si les cinq qui comptent ne sont pas surveillés. La hiérarchie est assez stable, quel que soit le type de système. Viennent d’abord les trois formes de l’azote, ammoniac, nitrites et nitrates, qui racontent l’histoire complète de la filtration biologique. L’ammoniac et les nitrites doivent tendre vers zéro dans un système mature, tandis que les nitrates s’accumulent et servent d’engrais aux plantes.
Le pH arrive juste derrière, parce qu’il conditionne à la fois le confort des poissons, l’activité des bactéries et la disponibilité des nutriments pour les cultures. La dureté carbonatée, le KH, complète le tableau puisqu’elle explique la stabilité ou l’instabilité de ce pH. Un KH trop faible produit des chutes brutales que rien d’autre n’explique.
Voici les mesures qui méritent une place dans toute mallette.
- Ammoniac total, le paramètre le plus dangereux à court terme
- Nitrites, révélateurs d’un biofiltre incomplet ou surchargé
- Nitrates, indicateur d’équilibre entre charge en poissons et surface de culture
- pH, boussole de tout le système
- KH, qui explique pourquoi le pH bouge
Les autres mesures, fer, potassium, phosphates ou oxygène dissous, se justifient au cas par cas. Le fer devient utile quand les jeunes feuilles jaunissent, sujet traité dans notre guide des carences en aquaponie, et l’oxygène dissous prend tout son sens en période de forte chaleur.