Anesthésiants et additifs, ce qu'il faut savoir
Les professionnels utilisent parfois des anesthésiants pour les transports longs ou pour manipuler de gros sujets. La substance abaisse le métabolisme, donc la consommation d'oxygène et la production d'ammoniac, ce qui allonge mécaniquement l'autonomie du sachet. Des produits de ce type existent dans le commerce spécialisé, comme les solutions d'anesthésie destinées aux poissons, et ils rendent de réels services entre des mains expérimentées.
Pour un transport domestique de quelques heures, ils ne sont ni nécessaires ni recommandés. Le dosage dépend de l'espèce, de la taille, de la température et du pH, la marge entre sédation légère et surdosage est étroite, et un poisson trop profondément endormi peut cesser de ventiler ses branchies. Si vous y recourez, respectez scrupuleusement la notice et prévoyez un bac de réveil bien oxygéné.
Les autres additifs se jugent au cas par cas. Une légère salinisation de l'eau de transport, de l'ordre de quelques grammes par litre de sel non iodé, est couramment employée pour limiter le stress osmotique, mais elle ne convient pas à toutes les espèces. Les conditionneurs qui neutralisent l'ammoniac ont, eux, une efficacité réelle mais limitée dans le temps, ils ne remplacent jamais un jeûne préalable et une densité raisonnable.