Maladies et ravageurs des aromatiques à surveiller
Même robustes, les aromatiques ont leurs faiblesses. Le basilic est sensible au mildiou, provoqué par un micro-organisme proche des champignons, qui se traduit par un jaunissement du feuillage et un feutrage sombre, gris à noirâtre, au revers des feuilles. Selon l'institut suisse de recherche de l'agriculture biologique (FiBL), la maladie progresse surtout en fin d'été et en automne, quand l'air reste très humide la nuit et que le feuillage demeure mouillé plusieurs heures. Une bonne circulation d'air, des plants espacés et des semences saines constituent la meilleure prévention, et des variétés résistantes existent, sans offrir de protection totale. La fusariose, autre affection du basilic, se prévient surtout par des variétés tolérantes et une hygiène rigoureuse des outils.
Côté ravageurs, pucerons et aleurodes peuvent s'inviter, surtout en intérieur ou sous serre. En aquaponie, les traitements chimiques sont à proscrire car ils rejoignent le bassin et menacent les poissons. On privilégie donc la lutte biologique, avec des auxiliaires qui régulent naturellement les populations, et une inspection régulière du dessous des feuilles pour intervenir tôt.