Le spectre d'un éclairage LED, entre bleu, rouge et blanc
Les premières lampes horticoles à LED combinaient uniquement du rouge et du bleu, d'où leur lumière magenta caractéristique. Ce choix n'était pas esthétique mais technique, ces deux couleurs étaient les plus efficaces à produire et correspondent aux pics d'absorption de la chlorophylle. Le rouge, autour de 600 à 700 nanomètres, alimente directement la photosynthèse. Le bleu, entre 400 et 500 nanomètres, agit davantage sur la forme de la plante et donne en général des sujets compacts, aux feuilles plus épaisses et souvent plus riches en composés phénoliques.
Les luminaires blancs dits à spectre large sont apparus ensuite. Ils affichent en principe une efficacité légèrement inférieure aux combinaisons rouge et bleu, car la conversion par phosphore entraîne des pertes. En contrepartie, ils rendent les couleurs correctement, ce qui change tout au quotidien. Sous une lampe magenta, il devient très difficile de repérer une carence, un début de pucerons ou une feuille qui jaunit. Pour un usage domestique dans une pièce de vie, un panneau LED à spectre complet ou une barre blanche reste presque toujours le choix le plus raisonnable.
Le rouge lointain, au-delà de 700 nanomètres, mérite une mention. Pris isolément, il contribue peu à la photosynthèse, mais associé au reste du spectre il influence l'allongement des entrenoeuds, l'expansion des feuilles et la mise à fleur. Certains fabricants en ajoutent une petite proportion pour augmenter la surface foliaire des salades. Sans mesure fiable, inutile toutefois de chercher à optimiser ce paramètre, l'intensité globale et la durée restent bien plus déterminantes que la finesse du spectre.